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Dominique Edler, un privé en montagne

Parce qu'il est tombé amoureux des Vosges quand il était tout petit, le Champenois Dominique Edler rend hommage au département et, plus surprenant, à la presse quotidienne locale...

19.12.2012   

Ecrire que Dominique Edler écrit depuis toujours n'est pas forcément un lieu commun, encore moins une ineptie. Cela fait trente ans que cela dure cependant! Science-fiction, fantastique, polars, satires, romans, ce jeune retraité champenois (depuis mars dernier qui avoue s'être recyclé dans le champagne en guise d'aboutissement de carrière a rédigé au total, une centaine de nouvelles. Sans doute trop timide pour être lu voire trop fainéant pour se faire éditer, Dominique Edler a fait récemment la rencontre - improbable mais néanmoins heureuse - d'un éditeur à Chaumont, en Haute-Marne (Le Pythagore). C'était il y a tout juste deux ans et il manquait, aux côtés des livres d'histoire et de la région, une collection de romans policiers que Dominique Edler pourrait alimenter avec six ouvrages dédiés à son détective fétiche, Didier Rouque, un privé en Champagne, du nom du tout premier roman, paru en mai 2011.

Mais qu'est-ce qui a bien pu décider cet ancien enseignant en "français langue étrangère" à planter son décor sur les "Hauts"? Car avant que de se lancer dans l'écriture, Dominique Edler fut formateur dans un centre d'accueil pour réfugiés politiques à Bar-sur-Aube où il enseignait la langue de Molière à des ressortissants chiliens ou argentins, puis d'Asie du Sud-Est et de I'Europe de l'Est: "J'ai même enseigné Ie français à des lraniens et des Africains" précise celui qui fut aussi animateur radio. "J'ai longtemps écrit pour le plaisir avec le secret espoir d'être édité un jour. Je me considère davantage comme raconteur d'histoires que comme écrivain" sourit ce passionné de livres. Ni Sherlock Holmes, ni Arsène Lupin et encore moins Agatha Christie n'ont de secret pour ce passionné de littérature. C'est son père qui l'a baigné tout petit dans l'univers merveilleux de Jules Verne et son credo à lui, c'est bien l'âge d'or de la SF, "un peu moins celle d'aujourd'hui où les thèmes me lassent un peu".

C'est en tous les cas à Bar-sur-Aube, là où il est né, que débute sa saga ou plutôt celle de son héros, un détective parisien qui se fait embaucher pendant les vendanges pour démasquer un trafic de champagne et une requalification de terres viticoles.

 

Allusion systématique aux Vosges

 

A cette première intrigue succède une seconde enquête, un second opus donc qui prend place dans les Vosges. Les pas du privé Didier Rouque vont en effet le mener dans la ville champenoise de Chaumont d'abord. Chez les Grangier, une famille accueillant des enfants en difficulté, I'argent tombe du ciel sans qu'on puisse I'expliquer. Son enquête va se poursuivre dans les Vosges, au bord d'un lac du côté de la Schlucht, où il va rencontrer un vieux pêcheur... mort depuis trois ans. De quoi en voir de toutes les couleurs... "Je suis un admirateur des Vosges. Quand j'étais petit, nous habitions à 180 km de Gérardmer. Je suis aussi allé dans une colonie à Bussang avant d'en devenir animateur. J'ai aussi un cousin qui est kinésithérapeute au centre hospitalier de Remiremont oit j'allais régulièrement. D'ailleurs, dès que je peux m'évader, je viens dans les Vosges. A La Bresse et au Markstein."

C'est ainsi que Dominique Edler a rusé (sic) pour déplacer son privé de la Champagne à la montagne. "C'est une histoire de règlement de comptes là où une ancienne copine d'école possède des gîtes ruraux, au bord d'un lac, près d'une centrale électrique" entreprend-il.

On n'en écrira pas davantage. Sauf qu'au détour de ses pérégrinations, Didier Rouque – l'inspecteur, donc – se rend quai des Bons-Enfants à Epinal, à la rédaction de Vosges Matin pour y compulser certains articles liés à l'affaire qui l'a conduit dans les Vosges. "J'apprécie Epinal, on y passe souvent avec mon amie. Ensemble, nous comptons d'ailleurs nous rendre à la prochaine éditions des Imaginales" imagine Dominique Edler. Toujours est-il que son imagination fertile l'a conduit à inventer l'identité d'une journaliste de "chez nous": Sabine Baudry… "Sabine, parce que c'est le nom de ma petite nièce et Baudry, car à la radio, j'entendais parler de Dominique Baudis au moment de baptiser ma journaliste" précise-t-il. Il faut croire que la fiction a, dans un certains sens, rattrapé la réalité...   

Prêt à fournir son éditeur chaque année pour un roman supplémentaire en tous les cas, Dominique Edler dont la première édition est déjà épuisée (700 exemplaires), s'apprête à publier le troisième volet de cette saga peu commune dans laquelle apparaît systématiquement une allusion aux Vosges… "Le troisième, par exemple, se termine dans les Vosges", sourit l'auteur.

Forcément, "son" détective privé entretient une liaison avec la jeune femme qui tient le gîte rural et qu'il n'avait pas revu… depuis la fac!

Olivier Jorba

2012.04.28

Outre six opus "réservés" à son détective privé Didier Rouque, Dominique Edler travaille à la rédaction d'un "pavé" de science-fiction, son autre credo.

 

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